Sept pages de ce site évoquent la randonnée sans qu'aucune ne rassemble les précautions propres à l'île. Les distances y sont pourtant modestes et les conditions bien plus exigeantes qu'un dénivelé ne le laisse supposer.
Un volcan dont l'accès se vérifie
La Soufrière culmine à un peu moins de mille cinq cents mètres et reste un volcan en activité, sous surveillance permanente de l'observatoire volcanologique. L'accès au sommet et à certains sentiers peut être restreint ou fermé par arrêté selon l'activité du moment ou l'état des chemins. Vérifier l'état d'ouverture la veille n'est pas un excès de prudence : c'est la première étape de l'itinéraire.
Le climat fait la difficulté
Le sommet compte parmi les endroits les plus arrosés de l'île : la pluie et le brouillard s'installent en quelques minutes, et la température y descend nettement en dessous de celle de la côte. Un coupe-vent imperméable est utile même par grand soleil au départ. La terre volcanique devient extrêmement glissante une fois mouillée, ce qui rend les chaussures fermées à semelle crantée bien plus déterminantes que la condition physique.
Partir tôt, redescendre avant l'averse
La chaleur monte vite et les précipitations arrivent souvent l'après-midi. Un départ au lever du jour raccourcit l'exposition et offre la seule fenêtre où les panoramas se dégagent. Comptez un litre et demi à deux litres d'eau par personne, et protégez-vous du soleil même sous les nuages, l'ensoleillement étant intense à cette latitude.
Les chutes se regardent, pas toujours de près
L'accès à certaines chutes du Carbet a été restreint à la suite de glissements de terrain, et la situation évolue. Après de fortes pluies, se baigner sous une cascade ou traverser une rivière expose à une crue soudaine, l'eau pouvant monter très vite en amont sans que rien ne l'annonce sur place.
Le coeur du Parc national a ses règles
Une grande partie des sentiers traverse un espace protégé où la cueillette, les feux et les chiens sont interdits, et où l'on reste sur les tracés balisés. C'est aussi ce qui explique la qualité de la forêt que l'on traverse depuis les gîtes de Basse-Terre.









